Champs d'obstacles E1

Champs d'obstacles E2

Piétons en champs d'obstacles
| Description | Phénomènes / Problèmes |
| 6 flux de 25 piétons sont injectés
en 80s par 4 couloirs de 6m dans un espace d'échange de 70m de haut et
de large. 4 flux, issus de chacun des 4 couloirs, traversent l'espace pour se diriger vers le couloir opposé. 2 flux supplémentaires, issus des couloirs verticaux (A&C) rejoignent le couloir horizontal (B&D) à leur droite. L'espace est pavé de grands obstacles réguliers de forme rectangulaire 6mx1m. Les flux sont libres excepté à la hauteur du couloir A où un sens unique a été mis en oeuvre : les flux doivent entrer et sortir en passant à droite de l'obstacle central. 2 configurations d'espace sont testées : E1 et E2. |
Les piétons se dirigent suivant la
direction de leur objectif. Ils contournent les obstacles fixes
aléatoirement par la droite ou la gauche. > La zone centrale reste la plus chargée. Certains obstacles sont beaucoup moins visitées que d'autres. > Les 2 flux supplémentaires obliquant vers le premier couloir à leur droite ne contournent aucun obstacle. > Le contournement local des obstacles est difficile lorsque des flux en sens conflictuels s'y croisent aux coins. > A la hauteur du couloir C, certains blocages entre flux entrants et sortants apparaissent sur les côtés. |
|
Espace
E1 : |
> Les 4 flux conflictuels se croisent à la hauteur de cet obstacle central. Un blocage important se forme et grossit jusqu'aux obstacles voisins. Il se résorbe lentement avec des contacts serrés. |
|
Espace
E2 : |
> Les 4 flux conflictuels se croisent
au centre, mais le blocage n'atteint pas les obstacles voisins et se
résorbe rapidement. |
|
Solutions spécifiques |
Principes génériques |
| Les obstacles permettent de distribuer
les chemins, mais des informations globales (sonores et visuels)
doivent être fournies pour que la répartition des chemins soit uniforme
(sinon ils restent plutôt au centre). Cette distribution (déclenchée, renforcée) des chemins est appliquable/bénéfique à tous les types d'obstacles, en particulier à ceux supportant des points d'attractions (services, commerces, loisirs,...). Pour faciliter localement le contournement des obstacles, il faut permettre aux piétons d'anticiper les flux opposés. Obstacles transparents à la hauteur des yeux, utilisation de jeux de miroirs, écrans et caméras,.... Dans les couloirs d'entrée/sortie, où les conflits sont permanents, il faut soit libérer de la place au sol en enlevant le premier obstacle qui rejette les flux sur les côtés, soit diminuer les conflits en créant des sens uniques (réalisé au couloir A). |
Renforcer les informations globales sur
la topologie (éventuellement la géométrie) et les points structurants
(attraction/répulsion) de l'espace de déplacement. Localement, dans les zones conflictuelles, donner aux flux les moyens d'anticiper/préparer leurs croisements. Les conflits ont besoin d'espace et de temps pour se résorber. Les indicateurs densité d'obstacles et taux de flux conflictuels doivent être contrôlés et varier en sens inverse : > en zone de conflits permanents la densité d'obstacles doit être réduite. > lorsque la densité d'obstacles est forte, il faut diminuer le taux de conflits (déviation de chemins, délimitations de files, sens uniques,..). |
| Espace
E1 : Dans la zone centrale, où les conflits sont nombreux, permanents et multi-directionnels (*), il faut libérer de la place au sol (Voir Espace E2). (*) La création de sens uniques efficaces est trop risquée (plus complexe que dans les couloirs d'entrée/sortie). |
Voir des images de cas réels voisins d'applications.





